la Commune Urbaine d’Antananarivo est bien décidée à faire le trottoir à Antananarivo

Antananarivo : Les trottoirs accordés aux marchands de rue

La Commune urbaine d’Antananarivo, la CUA, autorise les marchands ambulants à exercer sur les voies publiques. Elle leur a accordé les trottoirs du centre-ville.

Les piétons ont perdu le droit de circuler en sécurité dans les rues du centre-ville. La commune urbaine d’Antananarivo vient de donner son feu vert aux marchands ambulants de vaquer à leurs activités sur les trottoirs.

Hier, les équipes techniques du troisième arrondissement, les responsables du marché, ont tracé avec de la peinture jaune, la partie que ces commerçants peuvent occuper sur les voies piétonnières à Soarano et à Behoririka. Il ne reste que quelques centimètres de libre pour les piétons. Il n’y a pas moyen, ils seront obligés de circuler dans la partie de la route utilisée pour la circulation des véhicules, au péril de leur vie.

Cette décision a indigné plus d’un. « Et où est-ce que nous, piétons, allons marcher ? Nous vous tenons pour responsables si un véhicule nous percute », lance une femme à l’endroit des responsables de la magistrature de la ville d’Antananarivo.

À Besarety

Lorsque la CUA a relancé l’assainissement des marchands de rue dans le centre-ville, mercredi, son objectif n’était pas de les expulser totalement, mais de les laisser exercer sur un coin qui « assurerait la fluidité de la circulation ».

Ces commerçants ont été « priés » d’abandonner la chaussée pour s’installer confortablement sur le trottoir. Durant ses interventions, la CUA a donné consignes aux marchands de laisser la voie libre aux personnes qui vont à pied. Mais c’est une cause perdue. Elle consent, elle-même, cette irrégularité. C’est ainsi que les kiosques pullulent sur les trottoirs à Soarano, à Analakely, et à Behoririka. C’est ainsi qu’à Besarety, des marchands de rue peuvent installer leurs stands sur cette RN2, pendant que l’entreprise continue les travaux de sa réfection. Au début du mandat de Lalao Ravalomanana, pourtant, l’expulsion de ces commerçants illicites a été une de ses priorités. Il y a trois ans de cela, ces marchands ont manifesté pour réclamer sa démission. À l’époque, il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour maintenir l’ordre public à Analakely et ses environs. Depuis, la CUA a abandonné. Pire, elle a tiré profit des caprices des marchands, en autorisant la construction de plusieurs kiosques sur les voies publiques.

Des observateurs pensent que c’est un calcul des dirigeants de la commune pour conquérir les marchands à voter pour leur candidat à l’élection communale du 27 novembre. Mais avec cette initiative qui ne fait que renforcer les embouteillages, qui ruine l’image de la capitale, ils risquent de perdre d’autres électeurs. Le débat est ouvert : comment faire le trottoir à Antananarivo

La Gazette de la Grande île en parle aussi :

Gestion de la Capitale : la CUA perd les pédales !

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